2011-2018 : MessLife, la vie de coursier en pignon fixe

L'idée de départ était pourtant assez simple : tenir une année entière. Un défi personnel, une expérience à tenter, puis à laquelle il serait temps de mettre fin.

Sauf que, happé par la force d'attraction, j'y suis finalement resté sept ans.

Sept années à sillonner, apprendre une ville par ses quartiers, ses raccourcis. Sept années suffisamment intenses pour qu'au bout du compte, cette expérience dépasse largement le simple fait d'avoir exercé un métier.

Une expérience qui m'aura amené à découvrir énormément de choses, à relativiser beaucoup d'autres et, surtout, à trouver du plaisir là où je ne l'attendais pas forcément.

Pas une journée où ce métier ne m'a paru ennuyeux.

À vélo, on est aux premières loges. On traverse les décors, on croise les gens, on surprend des scènes que l'on n'aurait probablement jamais vues depuis le confort d'un bureau ou derrière le pare-brise d'une voiture.

Des situations absurdes, improbables, parfois magnifiques, parfois franchement lunaires.

Une distraction infinie.

La MessLife, c'est aussi savoir prioriser les choses : dans un métier où tout semble toujours urgent, il faut apprendre à distinguer ce qui l'est vraiment.

Priorité au vélo. Le reste peut attendre. La Chistole, elle, n'attend pas.